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📰 França · 2026-09-22 · Por Renan Filho

"Le pouvoir d'achat a baissé l'année dernière et il va baisser en 2026", observe Philippe Moati, cofondateur de l'Observatoire Société et Consommation

"Le pouvoir d'achat a baissé l'année dernière et il va baisser en 2026", observe Philippe

Le pouvoir d'achat des Français a déjà reculé en 2025 et devrait encore baisser en 2026, avertit l'économiste Philippe Moati. Pour l'investisseur, cela signifie une pression persistante sur la consommation locale et un risque accru de ralentissement économique, susceptible de peser sur les indices européens comme le CAC 40.

Philippe Moati, cofondateur de l'Observatoire Société et Consommation, est catégorique : le pouvoir d'achat a diminué l’an dernier et la tendance se prolongera en 2026. Ce diagnostic intervient alors que l’inflation, bien que ralentie, continue d’éroder le revenu disponible des ménages français. Contrairement aux États-Unis, où la vigueur du marché du travail et les baisses d’impôts soutiennent la consommation, la France subit un effet ciseaux entre hausses de prix persistantes et salaires en retard d’indexation.

Pour les investisseurs, cette dégradation du pouvoir d'achat est un signal clair : les secteurs dépendants de la demande des ménages – distribution, automobile, tourisme, immobilier – pourraient voir leurs résultats sous pression. Les entreprises du CAC 40 exposées au marché domestique, comme Carrefour ou Renault, risquent de pâtir d’une consommation atone, tandis que les valeurs exportatrices pourraient mieux résister grâce à un euro potentiellement plus faible.

Cette situation intervient dans un contexte macroéconomique délicat pour la Banque centrale européenne (BCE). Si la baisse du pouvoir d'achat freine l’inflation par la demande, elle pourrait justifier une politique monétaire plus accommodante. Mais les tensions sur les salaires et les prix des services limitent la marge de manœuvre de Francfort. Un assouplissement trop rapide affaiblirait l’euro, ce qui renchérirait les importations – notamment énergétiques – et aggraverait la perte de pouvoir d'achat.

Ce qu'il faut surveiller : les prochaines enquêtes de confiance des ménages (Insee, décembre 2025) et les indicateurs de ventes au détail. Si la baisse se confirme, le gouvernement pourrait annoncer des mesures de soutien ciblées (chèques énergie, baisse d’impôts) lors du budget 2026. Pour les marchés, l’écart de performance entre le CAC 40 et le S&P 500 pourrait se creuser, les investisseurs préférant la résilience américaine.

Questions fréquentes

Quels secteurs sont les plus menacés par cette baisse du pouvoir d'achat ?

La distribution généraliste, l’automobile grand public, l’immobilier résidentiel et les loisirs (restauration, tourisme) sont directement exposés, car leur chiffre d’affaires dépend du budget des ménages.

Cette mauvaise nouvelle peut-elle influencer la politique de la BCE ?

Oui, indirectement. Une consommation faible pèse sur l'inflation et pourrait inciter la BCE à baisser ses taux plus tôt que prévu, mais les pressions salariales et les prix des services limitent cette marge.

Comment un investisseur peut-il se protéger contre ce risque en 2026 ?

Privilégier les valeurs exportatrices (luxe, aéronautique, défense), augmenter l’exposition aux obligations d’État françaises (OAT) en cas de baisse des taux, et réduire les positions sur les valeurs cycliques domestiques.

Avec des informations de BFM TV Économie — BFM TV Économie · Título original: ""Le pouvoir d'achat a baissé l'année dernière et il va baisser en 2026", observe Philippe Moati, cofondateur de l'Observatoire Société et Consommation"

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Renan Filho
Sobre o autor Renan Filho — Especialista em Tecnologia e IA · 12 anos de experiência criando e gerindo empresas · Criador de fintechs
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